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Du 18 au 30 Janvier, c’est le Festival International du Film des Droits de l’Hom…

Du 18 au 30 Janvier, c'est le Festival International du Film des Droits de l'Homme !

Venez découvrir une dizaine de films qui abordent la question des droits humains à travers le monde ! Festival co-organisé par le CCFD-Terre Solidaire, et de nombreuses associations. Le programme est disponible ici >> http://bit.ly/14WuyKf

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La culture algérienne ne peut se passer des gymnases de l’art.

La culture algérienne ne peut se passer des gymnases de l’art.
By anonyme

Les gymnases de l’art

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » l’affirmation de Rabelais n’a pas pris une ride, sa pertinence reste entière. Les pays anciennement colonisés en fournissent la preuve. L’Algérie en particulier.
Voici un pays riche, libéré du joug du colonialisme depuis plus d’un demi-siècle, investissant sans compter dans l’éducation, l’industrie, le social, ouvrant grand ses portes à toutes les technologies de pointe. Pour quel résultat ?!

Démesure et saleté (il faut bien nommer les choses par leur nom) sont les premières choses qui sautent aux yeux. Aucun endroit du pays n’échappe à la dictature du béton et à sa détestable grisaille, les constructions ne semblent faites que pour exprimer le sens de la démesure et de la dissonance, portant la laideur à sa plus haute expression. Quant à la saleté, si le blé était autant semé, l’Algérie couvrirait sans problème tous les besoins de la planète : elle tapit le sol, tague les murs, noircit les feuilles des arbres, embaume l’air de sa puanteur. Elle ne semble n’avoir aucun ennemi et prolifère là où l’on s’attend qu’on la chasse impitoyablement : aux portes des l’hôpitaux, sur le seuil des pharmacies, sur les plaques des cabinets médicaux, aux alentours des centres de prophylaxie.

Ce qui saute encore aux yeux, c’est ce royal irrespect pour le code de la route et la loi tout court. Le motard casqué est l’exception et non la règle. La circulation ressemble à ce que décrit Boileau dans « Les embarras de paris » les voitures ayant remplacés les charrettes : c’est un brouillamini étourdissant, un tintamarre où l’insulte couvre les pétarades des moteurs.

Les faits et gestes, petits ou grands, ne sont, n’est-ce pas, que l’expression du comportement des hommes, lesquels à leur tour découlent des valeurs structurant leur mental et leur manière de penser et d’agir. Dans les vociférations des Algériens contre leurs compatriotes, accusés de ne pas être ce modèle de perfection comme chacun s’autoproclame l’être avec force (oh ! chameau, puisses-tu un jour regarder ta double bosse avant de fixer celle de ton camarade), dans le catégorique refus de l’opinion de l’autre, ou dans les considérations sur la mort qu’il développe à grand bruit dans les cortèges funéraires, se révèlent les normes qui guident son rapport au monde. Individualisme, total mépris pour l’espace public confiné dans un rôle de dépotoir, perpétuelle insatisfaction, démesure, peurs irraisonnées des lendemains, fâcherie viscérale avec la modération, l’équilibre, la juste mesure, absence d’écoute…, telles sont quelques unes des normes qui régissent le comportements : pour preuve le désordre dans lequel se dressent les imposantes constructions, espèce de gros crachat sur les règles architecturales, d’urbanisme et de bon goût.

Bref, force est de constater que l’esprit de la majorité des Algériens reste pétri par les valeurs agraires de survivance. Il ne serait pas juste de cracher sur la culture de rémanence, elle a permis aux Algériens de résister au colonialisme et à ses affres. Mais elle n’est pas faite pour accompagner le développement du pays et lui garantir une vraie modernité, un vari épanouissement. Prétendre le contraire, c’est comme vouloir construire un gratte-ciel avec du torchis.

Dans tous les domaines, l’Algérie a formé sans compter et aujourd’hui médecins, ingénieurs, architectes, hommes de loi, journalistes, pilotes… font pléthore. Pourtant le pays semble condamné à jamais à la précarité, à la difformité, à l’anarchie, à l’horriblement mastodontesque. Comme jamais, l’Algérie est la proie du déraisonnable, de l’irrationnel : incohérence et gaspillage sont sa marque. En un mot, comme jamais se dresse devant nos yeux révulsés une Algérie tout simplement absurde. Et croire que ce pays, grand et riche, est en train de se construire un avenir digne des grandes nations modernes, n’est pas moins absurde.

Le mal de l’Algérie vient de loin. Il n’est pas rare d’entendre quelques charmants intellectuels algériens affirmer avec une certitude toute démiurgique que c’est fini, tous les torts faits aux peuples colonisés par leurs colonisateur ont été inventoriés et réparés, et qu’après plusieurs décennies d’indépendance, il n’est plus pertinent désormais d’impliquer le colonialisme dans les catastrophes chroniques responsables de l’évolution chaotique des nations soumises. Il y a pour tant un mal dont il n’a été que très peu question. Même le brillant sociologue de la culture que fut Mostéfa Lacheraf ne fit qu’effleurer et dont les effets pervers apparaissent aujourd’hui comme ceux d’un poison à action différée : c’est l’exclusion totale de ces peuples du développement continu de la culture universelle, un réel et total bannissement des trésors esthétiques, une radiation de cent trente ans des richesses spirituelles et créatrices du Monde, oui avec un M majuscule. Pendant toute la période d’occupation, il ne fut d’aucune manière possible à un colonisé d’accéder aux oeuvres de l’imagination – œuvres de Mozart théâtre shakespearien, ou tout prosaïquement possibilité d’entrer dans un musée ou jouir d’une exposition de peinture. De part l’analphabétisme récurrent, et la profonde misère qui était la leur, les colonisés n’avaient pas un autre choix que celui de faire des valeurs de la paysannerie pauvre une barricade et de la religion une espèce de kit de survie. Impossible donc de profiter d’une quelconque éducation artistique et de s’imprégner des valeurs que les arts et la culture universels sous-tendent : entre autre l’harmonie, le bon goût, l’équilibre, le sens de la nuance, l’écoute de l’autre, les règles de la citoyenneté, le strict respect de la loi, la sacralisation de l’espace public, la hiérarchisation des nécessités, l’esprit de synthèse, l’intériorisation des règles de la bienséance et du savoir vivre ensemble…

S’il y a un tort à mettre sur le compte des gouvernants qui se sont succédé à la tête de ces jeunes Etas et sur celui des nouvelles élites nationales, c’est sans doute celui de n’avoir pas diagnostiqué à temps cette faille qui a valeur de poison différé afin de lui prescrire une médication appropriée, énergique et systématisée.

Que faire alors ?

La réflexion comme le bon sens recommandent la solution des « Gymnases de l’art ». Certes, les lycées dispensent des cours sur l’art, mais le font-ils d’une manière suffisante et selon une pédagogie vivante à même de permettre de rattraper l’immense retard dans l’assimilations des valeurs du monde moderne ? C’est là toute la question.

L’éducation artistique mérite une place au moins aussi importante que celle qu’on accorde au sport, cela va sans dire. Alors à côté des gymnases sportifs pourquoi pas un gymnase de l’art dans chaque lycée ? Faut-il encore leur donner une conception à la hauteur de l’enjeu.

Cumulant à la fois les rôles de bibliothèque, de filmothèque, d’espace d’éducation, de création et de rencontres, animé par une personne spécialement formée aux règles de l’art et à l’esthétique (l’Ecole supérieure des Beaux-arts devra ouvrit une formation d’animateur des « gymnases ») le lieu profitera aussi d’une pédagogie inspirée du musée Beaubourg, principe qui fait appel à la concomitance des modes d’expression et à la dialectique arts populaires/arts élaborés, l’un secourant l’autre, l’un éclairant l’autre, l’un facilitant la compréhension de l’autre.

La fréquentation du gymnase est obligatoire à raison de 4 heures par semaine au moins et libre durant toute la journée scolaire en cas d’heures creuses, ou de temps libre pendant la pause repas. L’idéal serait de doter le gymnase d’une entrée indépendante, ce qui lui permettrait de rester ouvert deux heures de plus les journées ouvrables et s’ouvrir à tout public une journée le week-end. De cette façon il jouera aussi le rôle de centre culturel de quartier.

Tels sont les grands traits du concept « Les gymnases de l’art  » qui sera détaillé le moment venu.

L’art élaboré moderne éveille aux valeurs esthétiques qui modèlent l’esprit du citoyen dans le sens de l’équilibre, l’harmonie et la tolérance. Par la « catharsis », Aristote déjà appréhendait le rôle de l’art dans l’évacuation des mauvaises passions de l’agressivité et de la violence. Plus que jamais l’art élaboré – littérature, peinture, musique, théâtre cinéma… – reste le meilleur moyen de transformer l’émotion en pensée raisonnée et raisonnable. Pour en avoir été privés pendant près d’un siècle et demi, les citoyens des pays anciennement colonisés forment des sociétés gangrénés par l’agressivité, la violence, le mépris de la loi, le désir jamais satisfait de s’accaparer de tout, (« la lahfa » dirait-on en arabe)… En conséquence, il est aussi vital qu’urgent pour ces peuples de donner aux nouvelles générations un moyen d’accès généralisé aux valeurs esthétiques de notre temps. C’est possible ! C’est cela qui fait de notre projet un dispositif révolutionnaire, grandiose dans son ambition et unique dans son genre qui ne manquera pas d’être suivi par beaucoup d’autres pays émergeants.

La conscience est tout ! C’est elle qui moralise et bonifie savoirs et ambitions. Et rien de sérieux, de durable et d’avenant, en un mot de cohérent avec le monde moderne , ne peut se réaliser sans une conscience façonnée selon les valeurs de son temps et d’une mentalité dégorgée de tous ces comportements contraires au bon sens, parfois tout simplement stupides.

S’il y a un rêve commun aux Algériens c’est bien de bâtir une société reposant sur un solide socle de valeurs en mesure de leur assurer dignité, respect de leur opinion et foi en l’avenir. Le pays en a les moyens. Faut-il encore qu’émergent une conscience, un esprit à la hauteur de l’enjeu. L’imagination créatrice, les œuvres de l’esprit, l’éducation de la sensibilité sont indispensables à cette nécessaire évolution. C’est dire toute l’importance des « gymnases de l’art ».

Hassen Bouabdellah
Professeur d’Esthétique, cinéaste, écrivain.

January 18, 2015 at 03:17PM
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La marche accélérée du désarmement culturel de l’Algérie

La marche accélérée du désarmement culturel de l’Algérie
By anonyme

le 18.01.2015 08:00

Par Mohamed Bouhamidi

Source : http://ift.tt/1xGuJPQ

Le désarmement culturel de notre pays vient de connaître un nouveau développement encore plus dangereux que les tendances lourdes à l’abandon national relevées ces dix dernières années. Le très visible financement par l’Algérie de deux films (1) inventant à l’ALN des origines puis des aboutissements maffieux cache des réalités bien plus graves.

Les affaires du boycott du Salon du livre de Paris de 2008 consacré à la naissance d’Israël, puis de la caravane censée nous professer la bonne lecture de Camus, ont révélé la présence tentaculaire et la puissance d’un lobby néocolonial qui s’est ouvertement attaqué à la légitimité du 1er novembre. Au cours de ces dix dernières années, les modes et les émissions parisiennes ont déterminés l’ensemble des débats, des consécration et des thèmes artistiques ou littéraires et de façon plus spectaculaire pendant les Salons du Livre hôte des stars parisiennes du moment totalement étrangères à nos besoins de développement du livre et de la lecture, ici, en Algérie mais si utiles pour faire de notre pays un marché annexe du livre français à côté du livre du Moyen-Orient takfiri.

Notre « réalité » culturelle cherchait son centre de gravité à ses repères à Paris, bien loin des besoins immenses de nos millions d’étudiants et collégiens et de nos couches populaires. Cette dénationalisation de notre politique en est arrivée à acheter des programmes clés en main en Australie (2) même pour nos missions de rayonnement culturel.

Le développement dangereux en cours consiste à donner à ces tendances lourdes une formalisation, et une théorisation aptes à en faire des buts désirables. Il se perçoit sur tous les plans, ceux du discours, des faits et des symboles.

Sur le plan du discours nous entendons un nouveau crédo : « le ministère n’a pas à donner d’orientation mais à soutenir et encourager les initiatives ». Ce qui signifie qu’il renonce à concevoir et formuler une politique nationale au service de tous et se met au service des opérateurs culturels qui n’auront en vue que leurs intérêts privés dans leurs initiatives.

L’Etat doit donc se désengager de la culture comme il l’a fait pour le développement économique. La culture, alors, n’est plus un enjeu pour l’Etat. Elle est désocialisée dans la perception de ses racines et de ses buts et devient une activité contingente sans causes ni déterminations et sans intérêt proprement national pour la formation esthétique, pour des chances culturelles pour le plus grand nombre, pour la réappropriation de notre identité et la reconstruction de notre Être national en dépit de la fractures et des aliénations coloniales, et pour notre présence au monde et à l‘histoire (3).

Elle nous empêchera surtout de corriger la conception coloniale qui habite encore nos têtes et qui réduit la culture aux arts et au patrimoine folklorisé alors que ces anciennes puissances restent les seules architectes de leurs culture dont la part, à leur yeux, décisive et la plus importante reste la science et ses services communs : revues pour jeunes, musées scientifiques et techniques, centres et itinéraires de la découverte, etc…

Ce crédo a un compagnon d’idée dans le discours : la créativité. Le ministère doit encourager la créativité …par la formation. La créativité, dans quels buts, pour quelles valeurs, pour quel futur, pour défendre quoi ? Dans un pays qui a dû s’arcbouter sur sa culture pour résister au colonialisme puis pour se libérer, c’est une audace d’affirmer l’absence d’enjeu de la culture.

Pendant que la ministre énonçait la pure innocence de la créativité, une ONG sud-africaine (3) organisait des stages de formations de jeunes algériens dont le programme essentiel consistait en leçons sur les droits culturels des minorités, liberté d’expression, les valeurs démocratiques, les droits humains et les droits des artistes, bref tout pour préparer des « futurs leaders culturels » capables des pires outrages provocateurs de clivages incontrôlables ou de nous fabriquer des Pussy Riot à l’algérienne, etc… mais surement pas des Alloula.

Sans causalités ni retombées sociales, sans enjeu pour l’Etat, la culture ne recouvre, en elle, aucun enjeu pour le sens du Monde et des rapports de soumission ou d’émancipation humaine aux yeux de notre actuel gouvernement.

Le troisième crédo découle logiquement de ces prémisses : laisser la culture à l’initiative de la société civile (4), en clair aux ONG. Cette proposition soumet la culture aux stricts rapports des forces existantes dans la société. ONG dotées des moyens des agences US et de l’U.E ou courants frères musulmans et autres financés par les Emirats du Golfe.

En attendant que ces rapport de force nous jettent dans la tourmente des guerres identitaires et religieuses, l’U.E organisent en grand des réunions pour financer des activités culturelles dans la droite ligne des « valeurs démocratiques » dans toutes les grandes villes du pays et au ministère lui-même(5). Cette prise de pouvoir culturel par l’U.E au sein même du ministère est lourde de sens et de symboles de la marche accélérée ver le désarmement culturel de notre pays après son désarmement industriel.

M.B

1-« El Wahrani » et « Les hors la loi » financés grâce à cet accord avec le CNC français :
http://ift.tt/1xGuK66

2/ http://ift.tt/1GeGibs

3/ http://ift.tt/1xGuLHf

4/ http://ift.tt/1GeGjvU

5/ http://ift.tt/1xGuK6c

Source : http://ift.tt/1xGuJPQ

January 18, 2015 at 01:03PM
via VIVE LA RÉVOLUTION ! http://ift.tt/1GeGjvY

Cela de se passe près de chez Vous: Europe, la double peine!

Cela de se passe près de chez Vous: Europe, la double peine!
By The Wolf

Cela de se passe près de chez Vous:  Europe, la double peine! On n’arrête pas chanter les bienfaits de l’Europe, de l’euro, de la politique étrangère, de la politique monétaire; encore ce […]

January 18, 2015 at 03:28PM
via Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances http://ift.tt/1Bnx5dI

Amadou Hampâté Bâ

Amadou Hampâté Bâ
By

Entretiens avec l’écrivain, ethnologue africain né en 1901 au Mali et mort en 1991 en Côte d’Ivoire.Intermèdes musicaux du trio Romano,Sclavis ,Texier. Durée : 1h.

January 18, 2015 at 01:22PM
via Rezo.net http://ift.tt/1AvBN3C